Avec deux engins de chantier, de grands marteaux en mousse, des banderoles et des brouettes aux couleurs de l’entreprise « Tricasto », nos activistes non-violent·es ont balisé et démarré les travaux du démantèlement.
La centrale de Tricastin présente de nombreuses failles qui justifient sa mise à l’arrêt et son démantèlement. La cuve de son premier réacteur est la plus fissurée du parc nucléaire français. Elle a été construite en zone sismique et la digue qui la protège des inondations reste fragile. A plusieurs reprises déjà, des éléments radioactifs ont fuité et contaminé les nappes phréatiques.
40 ans, c’est la durée maximale de fonctionnement pour laquelle les réacteurs français ont été conçus et testés. Au-delà de 40 ans, les conséquences du vieillissement des centrales sont imprévisibles. Cette année, Tricastin dépassera sa date de péremption. Cependant EDF tente d’imposer la prolongation des réacteurs de toutes les centrales d’au moins dix ans, en y réalisant des travaux coûteux et pourtant insuffisants.
Pour plus d’informations sur les questions de sûreté nucléaire et le vieillissement des centrales nucléaires :
- La centrale de Fessenheim ferme… et après ?
- Les 10 raisons de fermer une centrale nucléaire après 40 ans
- 40 ans, ça suffit ! Pourquoi les vieilles centrales nucléaires doivent fermer
- Durée d’exploitation des réacteurs nucléaires de 900 MWe en France : la prolongation en question
- L’échéance des 40 ans pour le parc nucléaire français
- Revoir notre action à la centrale du Tricastin le 21 février 2020.