
© Guillaume Ferrari
A Bordeaux, les militants ont longuement évoqué la centrale du Blayais avec les passants. Au moins 15 anomalies y ont été détectées par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ! A Colmar, on a parlé de la centrale de Fessenheim, où au moins 10 anomalies ont été détectées par l’ASN. Sur le réacteur 2, un générateur de vapeur présente une irrégularité grave dont EDF et AREVA avaient connaissance.
Greenpeace et plusieurs associations du Réseau Sortir du Nucléaire ont d’ailleurs porté plainte contre EDF et AREVA sur le cas Fessenheim, pour quatre délits majeurs, dont usage de faux et mise en danger délibérée de la vie d’autrui.

© Guillaume Ferrari / Greenpeace
Paris, Montpellier, Avignon, Nice, La Rochelle, Poitiers, Lyon, Grenoble, Angers, Tours, Rouen, Nancy, Strasbourg, Bordeaux, Orsay,…Au total les militants de Greenpeace ont battu le pavé dans 15 villes de France pour proposer aux habitants de tourner cette « roue de l’infortune nucléaire ». Une manière de les informer et de les sensibiliser sur les risques liés à ce scandale des anomalies. Mais aussi de les alerter sur le manque de transparence de la part d’EDF et d’AREVA.
Alors que des milliers de Français vivant aux abords de certaines centrales sont aujourd’hui concernés par la distribution de comprimés d’iode à prendre en cas d’accident nucléaire majeur, la sûreté nucléaire en France est plus que jamais l’affaire de tous. Les militants de Greenpeace l’ont clamé haut et fort ce weekend : le message semble avoir été entendu.
Tant que les contrôles n’ont pas été effectués par l’ASN et que les démonstrations de sûreté complémentaires n’ont pas été apportées, les réacteurs nucléaires français concernés par les anomalies doivent être mis à l’arrêt. Il en va de la sûreté des populations vivant à proximité de tous ces sites.